Au ministère de l’environnement, l’actualité reste focalisée entre autres sur les grandes questions liées à la biodiversité, au respect de l’environnement.
Le Cameroun va renforcer l’intégration du genre dans le secteur biodiversité Ici, nous fait-on savoir, « les femmes jouent un rôle central dans l’utilisation, la conservation et la transmission intergénérationnelle des savoirs liés à la biodiversité. Elles interviennent dans la gestion des ressources génétiques, dans la collecte des produits forestiers non ligneux, dans la préservation des plantes médicinales et dans la gestion domestique des ressources naturelles. Elles sont également en première ligne lorsque les écosystèmes se dégradent, car la rareté croissante des ressources augmente la charge de travail des femmes et accentue leur vulnérabilité».
Un atelier national de consolidation et contextualisation du Plan d’Action Genre Biodiversité s’est tenu à cet effet les 16 et 17 décembre 2025 à Mfou. Les organisateurs ont mis un accent sur les indicateurs internationaux pertinents, pour assurer une intégration transversale et opérationnelle du Genre dans la Stratégie et Plan d’Action National pour la Biodiversité (SPANB III). Et à la fin des travaux supervisés Joséphine Beyala Epse Eloundou, Point Focal National de la Convention sur la Diversité Biologique, Les acteurs nationaux de la Biodiversité, c’est-à-dire les Administrations, les organisations de la société civile, les peuples Autochtones, le secteur de la recherche et autres ont été à contribution pour continuer d’élaborer des bases stratégiques durables pour la biodiversité au Cameroun, en conformité bien entendu, avec les engagements internationaux et les réalités nationales.
Le Plan d’Action Genre Biodiversité (2022-2030) adopté à la faveur du Cadre Mondial de la Biodiversité de Kunming-Montréal l’exige d’ailleurs expressément.
Pour rappel, la SPANB III est un cadre stratégique pour la gestion intégrée de la Biodiversité au Cameroun,
II – Mfou 18 et 19 décembre 2025 – Atelier infranational de consultation des parties prenantes de la biodiversité
Il s’est agi du renforcement des capacités du pole Centre-Sud-Est.
Afin de « se conformer aux orientations du Cadre Mondial de la Biodiversité (CMB) de Kunming-Montréal dans les meilleurs délais, le Cameroun est engagé dans la révision de ses “Cibles” nationales prioritaires alignées sur les 23 “Cibles” du CMB Kunming-Montréal, en cohérence avec sa Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) », nous apprend-on au Ministère.
Et « ce processus s’inscrit en réalité dans une démarche primordiale qui est celle de finaliser la révision de la Stratégie et Plan d’Action National de la Biodiversité (SPANB) du Cameroun, tel que souhaité par la Décision 15/6 de la 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (COP15) », nous fait-on encore comprendre.
Cette consultation s’est concentrée sur l’identification des besoins nationaux en renforcement des capacités, et sur l’analyse d’un draft de Plan d’Action de Renforcement des capacités, de coopération technique, scientifique et de transfert de technologie pour la mise en œuvre du Cadre Mondial de la Biodiversité de Kunming-Montréal et de la Stratégie et Plan d’Action National de la Biodiversité (SPANB III).

Il s’est agi de l’accès et du partage équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques et connaissances traditionnelles associées (APA).
C’est le Centre d’Information et de Documentation sur l’Environnement (CIDE) du Ministère charge de l’Environnement, qui a abrité les travaux de relecture et de validation des livrables produits, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Travail Annuel 2025 du projet « Appui à la mise en œuvre du Protocole de Nagoya et à la Recherche-Développement sur les chaînes de valeur de la biodiversité pour les petits exploitants dans les Régions du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord du Cameroun ».
Ont pris part aux travaux, les représentants de quelques administrations sectorielles et les universitaires/chercheurs. Présidés par le Dr Aurèlie Taylor Dingom, Point focal national APA, ils vont s’achever le mercredi 24 décembre 2025 avec l’adoption de sept (07) rapports et études commis par des consultants.
Lesdits documents ont porté sur la conception des points de contrôle et d’un système d’information sur le marché pour les RG/CTa et les informations de séquençage génétique (DSI), l’amélioration de la compréhension de l’APA, ses implications et sa mise en œuvre par les parties prenantes nationales, la prise en compte du concept et de la valeur des Ressources Génétiques (RG) et Connaissances Traditionnelles Associées (CTA) dans l’aménagement et la valorisation des Aires Protégées pour promouvoir le tourisme basé sur la nature.

Wu Zhao Peng, représentant du DG SINOSTEEL Cameroun, et Wang Yong Fu, DG de JIUJANG Cmr. Pnt été reçus en audience le mercredi 14 janvier 2026 par Hele Pierre, ministre de l’Environnement. Une visite de courtoisie pour présenter leurs vœux à monsieur le ministre et de l’informer sur l’état d’avancement du projet d’installation de leur usine d’extraction de fer à Kribi.
Hele Pierre a encouragé les investisseurs et a réitéré l’accompagnement du MINEPDED pour s’assurer que le projet respecte l’environnement et les intérêts des générations futures. Il les a ensuite invités à rester conformes aux normes nationales en la matière, particulièrement pour ce qui est de la lutte contre la pollution et de la dégradation de l’environnement plus précisément dans la gestion des effluents liquides rejetés. « La finalité étant de sauvegarder la santé humaine, animale et végétale de la zone d’implantation de l’usine », dit-on là-bas au Ministère.
Rassemblé par Alphonse Jènè

