40 000 compteurs intelligents, trois chantiers stratégiques, zéro arriéré social : le Dr Blaise MOUSSA, Directeur Général de la Cameroon Water Utilities (CAMWATER), a décliné à Yaoundé la feuille de route de 2026.
Ce n’était ni une simple réunion de routine, ni un énième exercice de style protocolaire. Ce mardi 3 mars 2026, à Yaoundé, le Directeur Général de la Cameroon Water Utilities (CAMWATER), le Dr Blaise MOUSSA, a posé un acte fort de rupture. Loin des codes figés de l’administration classique, il a convié les partenaires sociaux à ce que l’on pourrait qualifier de “point d’étape offensif” pour la feuille de route 2026. L’attaque est franche, le ton est donné : l’année en cours ne sera pas celle des petits pas, mais celle d’une transformation structurelle profonde, où la modernité technologique et la justice sociale ne seront plus de vaines promesses, mais les deux piliers d’un même édifice. Le Dr Blaise MOUSSA a fait le choix stratégique de placer l’humain au cœur du réacteur pour éviter que la mécanique des grands investissements ne s’emballe sans conducteur. L’exercice a séduit par sa sincérité, bousculant au passage quelques certitudes sur la capacité d’une entreprise publique camerounaise à conjuguer vision industrielle et apaisement social.
En ouverture des discussions, le patron de CAMWATER a balayé d’un revers de la main le vocabulaire de la gestion courante pour lui préférer celui du “décisif”. Dans son speech liminaire, le Dr Blaise MOUSSA a dressé un constat sans fard : pour servir les Camerounais et répondre à l’urgence de la demande, il faut brûler les étapes. Cette exigence se traduit par un triptyque d’actions lourdes, minutieusement préparées en amont. Le premier volet est celui du remodelage du réseau avec un chantier prioritaire : la reconfiguration complète du système de distribution de Douala. La métropole économique, longtemps confrontée aux défis de la pression et de la continuité du service, va faire l’objet d’une attention chirurgicale. Parallèlement, l’opérationnalisation des vastes programmes SEWASH et PForR a été actée. Ces projets, colossaux par leur ampleur et leur budget, ne resteront pas au stade des études. Le Directeur Général a exigé leur démarrage effectif immédiat, signe que les financements mobilisés doivent désormais se voir dans le béton et le métal, et se ressentir au quotidien dans le confort des abonnés. C’est une déclaration de guerre contre la lenteur administrative, un signal clair envoyé à toute la chaîne de valeur de l’eau au Cameroun.
Mais la véritable onde de choc de cette rencontre réside dans l’audace technologique annoncée. Conscient que le futur de la gestion de l’eau passe par la donnée et le contrôle à distance, le Dr Blaise MOUSSA a levé le voile sur une phase d’accélération numérique sans précédent : l’intégration massive de 40 000 compteurs intelligents dans le parc de l’entreprise. Cette décision ne relève pas du simple effet d’annonce gadget. Elle traduit une vision claire de la performance : traquer les fuites, fiabiliser la facturation, et désamorcer les contentieux par une transparence totale. Pour l’usager, cela signifie la fin des estimations hasardeuses et une maîtrise accrue de sa consommation. Pour l’entreprise, c’est un bond en avant dans l’efficacité commerciale et la maintenance prédictive. En associant les syndicats à cette mutation, la Direction Générale a habilement démontré que la révolution technologique ne se fera pas contre les agents, mais avec eux, en les positionnant comme les premiers ambassadeurs de ce service public modernisé. Le défi est immense, mais il place d’ores et déjà CAMWATER dans une dynamique de “smart water utility” qui force le respect dans le paysage des opérateurs africains. Enfin, pour que cette mécanique de haute précision puisse tourner à plein régime, le Dr Blaise MOUSSA a sorti l’outil social le plus attendu par les troupes : la remise à plat des carrières et des droits. Conscient que la motivation des équipes est le carburant de la performance, il a engagé sa responsabilité sur des délais fermes concernant des dossiers historiquement sensibles. Dès ce mois de mars, la Commission Interne d’Avancement et de Reclassement (CIAR) entrera en action pour mettre fin aux stagnations professionnelles injustifiées. Les fins de carrière ne seront plus vécues comme des fins de droits : les Indemnités de Fin de Carrière (IFC) seront soldées sans délai, rendant ainsi leur dignité à ceux qui ont bâti l’entreprise. En s’engageant personnellement sur le paiement des frais de mission en instance, il a également répondu à une revendication pragmatique des forces vives du terrain. Ce faisant, le Directeur Général ne se contente pas d’éteindre des incendies sociaux ; il construit un “nouveau pacte de confiance”, où la promesse de l’investissement est équilibrée par la reconnaissance du capital humain. Les partenaires sociaux, sortis de la salle avec la conviction d’avoir été entendus, savent désormais que 2026 sera sous haute tension… mais cette fois, une tension créatrice.
E.S.N

