
Libreville la Capitale gabonaise abrite du 29 Août au 2 Septembre 2022, la Semaine africaine du climat. C’est le chef de l’Etat Gabonais Ali Bongo Ondimba qui a ouvert les travaux en présence de plusieurs personnalités notamment leurs Excellence Ovais Sarmad, Secrétaire exécutif adjoint de la CCNUCC, Mahmoud Mohieldin, Champion de haut niveau, la Commissaire Josefa Leonel Correia Sacko, de l’Union africaine et Ségolène Royale, Invitée Spéciale du Président gabonais.

Venues de plusieurs pays d’Afrique et du monde, les participants à la semaine africaine du Climat vont plancher sur la mise en œuvre commune des actions régionales dans la lutte contre les changements climatiques. Accueillie par le gouvernement gabonais, elle est organisée en partenariat avec l’ONU Climat, et avec la collaboration du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), le Groupe de la Banque Mondiale (GBM), l’Union Africaine (UA), la Banque Africaine de Développement et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA).

Dans son allocution d’ouverture, le Chef de l’Etat gabonais Ali Bongo a appelé au choix de l’intérêt commun au détriment de l’intérêt individuel. « Le dernier conclave de cette rencontre avait réuni une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement pour rédiger un accord destiné à sauver la planète du changement climatique. Malheureusement, la rencontre de Copenhague, dont les décisions étaient tant attendues, ne fut pas le moment décisif que les peuples du monde espéraient.
Au contraire, les intérêts souverains de chaque pays ont prévalu sur l’intérêt général. Ainsi, j’ai décidé que mon pays adopterait des mesures concrètes et immédiates pour lutter efficacement contre les changements climatiques. Aujourd’hui, près d’une décennie plus tard, nous pouvons et devons être fiers des résultats obtenus. En effet, plusieurs réformes ont permis de jeter les bases d’une économie à faible émission de carbone. D’ambitieuses mesures ont été mises en place pour réduire drastiquement l’impact environnemental des secteurs forestier, agricole, énergétique et pétrolier. » A-t-il laissé entendre.

Du côté de la société civile, Nikaise Moulombi le président du réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC) a justifié la participation de la société civile et exprimer leurs attentes. «La société est ici pour interpeller les donateurs dans le cadre des financements promis lors de la rencontre de Copenhague et qui tardent à arriver et aujourd’hui la problématique c’est celle de financé l’adaptation. De l’autre côté, les pays du nord demande que l’Afrique ait une même voix et ce sont ces mêmes pays du nord qui divise aussi l’Afrique. Donc il faut qu’au sortir de ce conclave nous ayons ficeler des bonnes propositions que nous irons présenter à Charm el-Cheikh, en Egypte en novembre prochain. »

Pendant cinq jours il sera donc question pour les parties présentes d’échanger sur la mise en œuvre des décisions prises lors de la COP 26, notamment sur l’adaptation, l’atténuation, le financement, et de préparer la participation à la COP 27 qui se tiendra à Charm el-Cheikh, en Egypte en novembre de cette année.
Outre la conférence de presse qui a été animé par le ministre gabonais des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des terres Professeur Lee White, et S.E. Ovais Sarmad, Secrétaire exécutif adjoint de la CCNUCC, cette première journée a été ponctuée par plusieurs tables rondes animées par différents experts ont meublés les débats. Les Semaines Régionales du Climat sont des plateformes de discussions pour l’action climatique régionale et la collaboration autour d’un objectif commun, qui est la lutte contre les changements climatiques.
Saint Clair Kengue

